Presentation
L'action de recherche TECHNO a été lancée en 2006.L'équipe est actuellement composée de :
- Christian THOM, responsable de l'action de recherche
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Les caractéristiques des images
Les caractéristiques des images acquises par une caméra numérique découlent directement des caractéristiques radiométriques de celle-ci. En particulier trois d'entre elles sont de première importance : la dynamique de la caméra, son rapport Signal/Bruit et la réponse linéaire à la lumière du capteur bien conservée par l'électronique.
La dynamique
Elle chiffre le nombre de niveaux de gris (le nombre de niveaux discernables sur une échelle allant du noir au blanc) sur lequels on va pouvoir compter dans l'image si l'on optimise le temps de pose à l'acquisition. Une bonne dynamique va permettre d'obtenir bien sûr des images très propres mais surtout des informations lisibles tant dans les parties claires que dans les parties sombres de ces images. C'est particulièrement important dans le cas des ombres de bâtiments dans les sites urbains. La dynamique de nos caméras est de 2000 niveaux de gris minimum et conduit à la numérisation de nos images sur 12 bits. Voici quelques illustrations des résultats obtenus grâce à une bonne dynamique :
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| Extrait d'image
acquise sur Marseille. Exemple d'une cour intérieure d'immeuble
à l'ombre |
Zone du cadre dont
la dynamique a été réajustée |
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| rue à
l'ombre à
Toulouse (image numérique brute : réponse linéaire
à la lumière) |
(application d'un gamma) | (application d'un gamma + saturation zones claires avec niveau max) |
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| extrait d'une
image acquise sur
Marseille (10 cm sous-échantillonné par 4) |
La partie
à l'ombre
encadrée en vert ci-contre à gauche pleine
résolution après réétalement de
l'histogramme |
Un exemple un peu atypique d'avantage d'une bonne dynamique : lorsqu'on se trouve confronté à des ombres portées de nuages au sol sur des images qui ne sont pas destinées à un mosaïquage. On peut avoir accès à l'information se trouvant hors de portée des rayons du soleil.
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| image acquise
sur Rennes avec une
ombre portée de cumulus |
Résultat
du
réétalement de la dynamique de la zone à l'ombre
encadrée ci-contre à gauche |
Le rapport Signal/Bruit
Le rapport Signal/Bruit détermine la faculté que l'on aura à faire ressortir une information par rapport au bruit présent dans une image. Le bruit de nos caméras est essentiellement du à l'électronique de lecture et au bruit de photons. Nos caméras ont, à pleine illumination, un rapport Signal/Bruit égal à 300 pour les caméras noir et blanc. Le meilleur moyen de mettre en avant le bon rapport Signal/Bruit d'une caméra numérique est de le comparer à celui d'un cliché scanné. Ce bon rapport va par exemple permettre de faire apparaître des détails dans des zones faiblement contrastées sur les images numériques alors que sur des clichés scannés, on ne fera ressortir que du bruit.
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| Extrait
d'un cliché au 1:20000 scanné à 21 µm sur le
toit de la gare de Perrache |
Le
même extrait après réétalement de la
dynamique : beaucoup de bruit pour peu d'informations |
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| Extrait
d'une image numérique acquise sur le même toit au pixel
sol de 40 cm |
Le
même extrait après réétalement de la
dynamique : un bon rapport Signal/Bruit permet de voir des structures
liées aux dalles |
D'autre part un faible bruit donne aux images numériques un aspect beaucoup plus agréable à l'oeil que les clichés scannés. Voici une bonne illustration du bruit dans une image numérisée ; ou comment une surface d'eau ou n'importe quelle surface uniforme peut se transformer en surface herbue...
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| Un extrait
d'image numérique acquise sur l'Huisne près du Mans au
pixel sol de 40 cm |
Un extrait de
cliché au 1:14 500 numérisé à 21 microns
soit un pixel de 30 cm sur la même zone |
Pour finir voici comment on peut faire ressortir de l'information du fond de l'Océan Atlantique au large du Morbihan :
| Ci-contre à droite : un extrait
d'une image acquise sur le Morbihan au pixel sol de 83 cm
sous-échantillonnée 4 fois. Ci-dessous à gauche : un extrait pleine résolution d'une surface immergée ; à droite le même extrait aux niveaux réétalés : les parcs à huîtres apparaissent parfaitement |
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La réponse linéaire à la lumière
La courbe de réponse des capteurs CCD à la lumière est parfaitement linéaire tandis que celle d'une pellicule photo est logarithmique : ceci explique l'aspect sombre des images numériques avant application d'une courbe en gamma. L'avantage de cette réponse radiométrique linéaire est que l'on peut facilement avoir une idée précise des rapports de quantité de lumière reçue entre deux niveaux de gris donnés. On peut facilement remonter à la source c'est à dire au flux de photons reçu par la caméra le jour de la mission. On peut par exemple plus facilement séparer sur un histogramme les niveaux de gris correspondant au voile atmosphérique visible depuis l'avion des niveaux de gris correspondant à l'information que l'on désire voir proprement. Voici une illustration :
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| Exemple
d'une image réduite acquise sur le Luxembourg avant (à
gauche) et après (à droite) correction du voile
atmosphérique |
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Une réponse linéaire à la lumière canalisée vers une électronique stable et peu bruitée conduit à une réponse à la lumière elle-même stable et au rendu réaliste. La stabilité est très utile lorsqu'il s'agit de mosaïquer des images pour la fabrication d'orthophotographie comme l'illustre l'extrait ci-dessous :
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| Extrait d'une
orthophotographie faite à partir des images de la caméra
multi-canal sur Bordeaux. Sur cet exemple, contribution de 2 images (on
a marqué la limite en vert) |
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| Même type d'exemple
mais sur Rennes, avec contributions de 4 images et absence de marquage
vert des limites |
Pour en terminer avec les caractéristiques des images, voici en 2 exemples la comparaison entre un rendu réaliste (caméra numérique) et un rendu plus surréaliste (cliché scanné) :
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| Sachant
que les extraits numérisés sont plus bruités et
verdâtres, je vous laisse deviner quelles sont les parties de ces
imagettes issues du scanner et lesquelles sont issues de la
caméra numérique |
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